Fiche d'identité de la molécule

Quel est son numéro CAS (Chemical Abstract Service) ?

Le numéro CAS de l'o-Cymen-5-ol est le 3228-02-2

Quelle est ou quelles sont ses fonctions ?

L'o-Cymen-5-ol a des fonctions conservatrices, antimicrobiennes et déodorantes. (PRESERVATIVE ANTIMICROBIAL DEODORANT)

Comment est-il dosé ?

L'o-Cymen-5-ol est dosé par HPLC-UV.

Analytec réalise ce dosage pour vous :

Comment ? Dans quels délais ? Quels sont nos tarifs ?

On répond à vos questions

Qu'est-ce que l'o-Cymen-5-ol ?

La molécule o-Cymen-5-ol (numéro CAS 3228-02-2), également connue sous le nom d’isopropyl-m-crésol (IPMP), est un composé organique appartenant à la famille des phénols substitués.

Formule moléculaire :

Sa formule moléculaire est C₁₀H₁₄O, correspondant à une masse moléculaire d’environ 150,22 g/mol. À température ambiante, l’o-Cymen-5-ol se présente sous la forme d’un solide cristallin blanc à légèrement jaunâtre. Il est peu soluble dans l’eau, mais soluble dans l’éthanol, le propylène glycol et divers solvants organiques, ce qui facilite son incorporation dans des formulations cosmétiques aqueuses ou émulsionnées.

L’o-Cymen-5-ol peut être obtenu par synthèse chimique, notamment à partir de dérivés aromatiques issus de la chimie fine.

Utilisation dans l’industrie cosmétique : 

Bien qu’il soit structurellement apparenté à certains composés naturellement présents dans des huiles essentielles (comme le thymol ou le carvacrol), la qualité cosmétique utilisée industriellement est généralement produite par voie synthétique afin de garantir une pureté et une constance de composition. Selon les référentiels de cosmétique biologique (par exemple le standard COSMOS), son acceptation dépend du mode de production et de l’origine des matières premières : il n’est donc pas considéré comme un conservateur « naturel » au sens strict.
Dans l’industrie cosmétique, l’o-Cymen-5-ol est principalement utilisé pour ses propriétés antimicrobiennes. Il peut être utilisé seul ou en association avec d’autres agents conservateurs afin d’élargir le spectre d’activité antimicrobienne et d’améliorer la stabilité microbiologique des formules.

Du point de vue de réglementaire :

Sur le plan réglementaire, l’o-Cymen-5-ol est autorisé comme conservateur dans l’Union européenne et figure à l’Annexe V du Commission européenne Règlement (CE) n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques (mise à jour du 22/07/2025). La concentration maximale autorisée dans le produit cosmétique fini est fixée à 0,1 %. Son utilisation doit respecter les conditions précisées dans cette annexe ainsi que les exigences générales de sécurité prévues à l’article 3 du règlement. L’ingrédient est également répertorié dans la base de données européenne CosIng en tant qu’agent conservateur et antimicrobien.

Du point de vue de la sécurité :

Concernant la sécurité, les données toxicologiques disponibles indiquent que l’o-Cymen-5-ol présente un profil de sécurité satisfaisant aux concentrations d’usage habituelles. L’évaluation de la sécurité doit être réalisée dans le cadre du dossier d’information produit conformément au Règlement (CE) n° 1223/2009.

En conclusion, l’o-Cymen-5-ol est un agent antimicrobien polyvalent, utilisé notamment dans les produits d’hygiène et de soin pour ses propriétés purifiantes. Sa bonne compatibilité formulationnelle et son efficacité à faible dose en font un ingrédient fonctionnel apprécié dans diverses applications cosmétiques.

Comment se déroule un dosage par HPLC-UV ?

Phase mobile (liquide) :

Un solvant (ou un mélange de solvants) est pompé à haute pression à travers une colonne chromatographique contenant la phase stationnaire.

Phase stationnaire (colonne) :

Elle est constituée de particules solides (généralement de silice modifiée) qui interagissent avec les composés à analyser. Ces interactions déterminent la vitesse de migration de chaque composé.

Injection de l’échantillon :

L’échantillon liquide est injecté dans le flux de la phase mobile.

Séparation :

Chaque composé migre à une vitesse différente selon ses interactions avec la phase stationnaire (polarité, taille, affinité…), ce qui permet leur séparation dans le temps.

Détection UV (ultraviolet) :

En sortie de colonne, les composés passent dans un détecteur UV. Ce détecteur mesure l’absorbance des UV à une ou plusieurs longueurs d’onde spécifiques.
→ Chaque composé absorbant les UV produit un signal (pic) sur le chromatogramme.